Seniors : apprenez à vous défendre contre les rançongiciels !

Seniors : apprenez à vous défendre contre les rançongiciels !

En général, il est agréable de recevoir des emails, comme de trouver du courrier dans sa boîte aux lettres (sauf quand ce sont des factures !). Mais vous avez peut-être déjà reçu des mails comprenant des pièces jointes au nom douteux et dont vous ne connaissiez pas le destinataire ? C’est simple, n’ouvrez jamais ce type d’email : il pourrait bien s’agir d’un rançongiciel !

Non, il ne s’agit pas du nom d’un monstre de film d’horreur mais d’un programme malveillant intégré à un message électronique, capable de provoquer de gros dégâts sur votre ordinateur, dans le but de vous extorquer de l’argent. Or, si cette arnaque touche principalement les entreprises, les particuliers ne sont pas à l’abri pour autant. Voici comment vous prémunir contre ces actes de piraterie digitale.

Qu’est-ce qu’un rançongiciel ?

Rançongiciel est la contraction de « rançon » et de « logiciel », un programme malveillant conçu pour extorquer de l’argent via Internet. Ici, pas question d’enlèvement : dès lors que vous ouvrez la pièce jointe de l’email incriminé ou que vous cliquez sur le lien présent dans le corps du texte, un virus infecte votre ordinateur et vous interdit l’accès à vos fichiers numériques via un système de verrouillage. Les responsables vous envoient un message explicatif : vos données ont été cryptées, et le seul moyen d’obtenir la clé de déchiffrement consiste à verser une somme d’argent (d’où le terme de « rançon »).

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La première réaction, pour quelqu’un qui n’est pas forcément à l’aise avec la technologie, serait de consentir au racket. D’autant plus que l’arnaque a été bien pensée : on vous demande généralement une somme peu élevée, par exemple 250 € dans le cas de WannaCrypt, le rançongiciel qui a perturbé le fonctionnement de nombreuses entreprises en mai dernier. Seulement, voilà : rien ne vous garantit qu’une fois l’argent versé, les forbans vous enverront réellement la clé de décryptage. Payer n’est donc pas la bonne solution.

Alors, comment faire ? Voici les consignes à suivre en cas de rançongiciel.

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La meilleure façon de se prémunir contre les effets d’un rançongiciel, c’est encore de dresser des digues efficaces en amont.

N’ouvrez pas les emails inconnus !

Vous êtes les premiers à expliquer à vos petits-enfants qu’il ne faut pas parler aux inconnus… Et pourtant, vous n’allez pas hésiter une seconde à cliquer sur l’email d’un destinataire que vous ne connaissez pas ! Surtout, n’ouvrez JAMAIS un message dont l’émetteur ne serait pas clairement identifié à vos yeux, ou qui vous paraîtrait suspect (par exemple un email en provenance de La Poste pour vous annoncer l’arrivée de votre colis, alors que vous n’avez rien commandé). L’ennui, c’est que les emails incriminés sont de plus en plus difficiles à détecter, parce qu’ils copient les styles et les couleurs des prestataires officiels. En cas de doute, jetez un œil sur ce site pour apprendre à séparer le bon grain de l’ivraie.

Faites des sauvegardes régulières de vos fichiers !

Puisque les rançongiciels s’attaquent à vos précieux fichiers, faites en sorte de pouvoir les récupérer par vos propres moyens. Pour cela, il est recommandé d’effectuer des sauvegardes régulières de vos données numériques :

  • Sur un espace de stockage externe (disque dur ou clé USB) ;
  • Sur un espace de stockage en ligne (type Cloud : Dropbox, Google Drive, iCloud, etc.), souvent gratuit si vous ne dépassez pas un certain volume.

En mettant vos données à l’abri périodiquement, vous serez moins vulnérable en cas d’attaque car vous aurez des fichiers sains prêts à l’emploi !

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Soyez à jour techniquement !

Votre ordinateur est comme une voiture : au fil du temps, les pièces se dégradent et deviennent plus fragiles, donc plus susceptibles de souffrir d’un éventuel problème. Pensez à lancer des mises à jour régulières de votre système d’exploitation, de vos logiciels et de vos outils, afin de combler les failles exploitées par le virus. Windows (PC) et iOS (Mac) proposent souvent des mises à jour de sécurité que vous ne devez pas ignorer.

N’oubliez pas de le faire aussi pour votre antivirus, car les rançongiciels ne sont pas les seules mauvaises surprises qui vous attendent au large du web ! Enfin, vous avez également la possibilité de créer un compte « Utilisateur » différent du compte « Administrateur », afin de limiter les autorisations : cela contribuera à ralentir la contagion.

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Malgré vos efforts de protection, vous avez été touché par un rançongiciel. Pas de panique ! Voici 3 conseils faciles à mettre en pratique pour limiter les dégâts.

Mettez votre ordinateur en quarantaine !

En cas de risque d’infection, on met le porteur du virus en quarantaine. C’est exactement ce que vous devez faire avec votre ordinateur :

  • Commencez par débrancher tous les périphériques : clé USB, disque dur externe, imprimante, deuxième écran, etc.
  • Si des appareils y sont connectés de façon filaire ou par Internet (téléphone portable, télévision), coupez la liaison.
  • Enfin, éteignez le Wi-Fi et/ou débranchez votre câble Ethernet pour vous déconnecter du réseau.

L’idée, c’est d’empêcher la propagation du virus comme on le ferait d’une véritable maladie (non, pas besoin de mettre votre ordinateur sous une bâche de plastique hermétique !).

Effectuez une remise à zéro

La meilleure façon d’éliminer un programme malveillant, c’est encore de remettre votre machine à zéro. La démarche idéale consiste donc à formater le ou les disque(s) dur(s) infecté(s) de manière à couper l’herbe sous le pied du virus. Attention, pour cela, il est indispensable d’appliquer une méthodologie qui n’est pas toujours aisée à maîtriser, alors n’hésitez pas à vous faire aider par un informaticien ou un spécialiste en cybersécurité.

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Ne payez rien !

Quoi qu’il advienne, ne versez pas la rançon exigée par les malfaiteurs. Trois raisons à cela :

    • Vous n’êtes pas assuré de recevoir la clé de décryptage en retour ; vous aurez donc payé sans pouvoir récupérer vos fichiers. C’est ce qui arrive à la plupart des victimes.
    • En utilisant votre carte bancaire pour payer, vous risquez de la compromettre – et alors les dégâts pourraient s’aggraver !
    • Enfin, même si cela fonctionne, vous n’aurez fait que confirmer la validité de ce procédé délictueux ; ce qui poussera les pirates à poursuivre dans la même voie.

Consentir au racket n’est donc pas une bonne solution. Mieux vaut mettre votre ordinateur en quarantaine, formater votre disque dur, et aller de ce pas porter plainte au commissariat le plus proche.

Les rançongiciels ont le vent en poupe : on constate de plus en plus d’escroqueries de ce genre à coups d’emails piégés. En mai dernier, en une seule journée, le virus WannaCrypt s’est propagé à vitesse grand V sur la planète, provoquant des dommages sérieux dans les serveurs de plusieurs entreprises majeures (dont Renault). En tant que particuliers, vous risquez également d’être les cibles de ce genre d’attaques. Alors, suivez les conseils prodigués par OVELIA pour vous en prémunir !

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